Système d'acquisition analogique polyvalent
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Je vous proposer de réaliser un module à connecter
sur le port série de tout compatible PC, et même de tout système
disposant d’une liaison série d’ailleurs, capable de réaliser l’acquisition,
sous forme manuelle ou automatique, de quatre tensions analogiques
indépendantes.
Présenté comme cela, une telle réalisation peut
vous sembler banale, mais la mienne se démarque du lot par quelques
caractéristiques remarquables, dues tout à la fois au schéma utilisé
et au logiciel que j'ai écrit pour la piloter ; logiciel qui
est bien sûr mis gratuitement à votre disposition à la rubrique
logiciel de ce site. |

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Présentation
Ce module, qui ne mesure que 80 mm sur 50 mm, se connecte sur
le port série RS 232 de tout compatible PC sur lequel il prélève
intégralement son alimentation. Il dispose de quatre entrées analogiques 0 à
5 volts qu’il convertit en numérique avec une précision de 8 bits, ce qui
leur confère une résolution de 20 mV.
Ces entrées sont toutes équipées d’un amplificateur
opérationnel à transistors à effet de champ qui leur permet d’afficher une
impédance d’entrée de plusieurs centaines de MW ,
autorisant ainsi la réalisation de mesures même à très haute impédance.
Le logiciel associé, dont vous pouvez voir une recopie
d’écran ci-dessous, permet :
-
de calibrer très précisément la conversion
analogique/numérique en fonction des composants utilisés sur votre
propre montage ;
-
de réaliser des acquisitions automatiques ou
manuelles des tensions appliquées aux entrées du montage ;
-
de choisir parmi plusieurs vitesses d’acquisition
lorsque le montage fonctionne en mode automatique ;
-
et enfin de définir des unités et des facteurs de
conversion indépendants pour chacune des entrées en fonction de la
grandeur qui y est mesurée.
Une entrée peut ainsi afficher directement une tension en
volts tandis que l’autre affichera une température en °C pour peu que vous l’ayez
faite précéder d’un convertisseur température/tension. Il suffira pour cela
d’indiquer l’unité (°C dans cet exemple) et le facteur de conversion (par
exemple 0,1 V/°C) dans les cases « Coefficient » et
« Unité » de l’entrée correspondante.
Malgré ces possibilités très intéressantes, le montage
reste simple comme vous avez peut-être déjà pu le constater si vous avez
regardé son schéma. Cette simplicité résulte en grande partie de l’utilisation
d’un circuit intégré spécialisé : le MIC 640
de Mictronics.
| Pour tout savoir sur les circuits Mictronics cliquez
sur ce lien -> |
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Ce circuit, disponible en boîtier DIL 8 pattes, permet de
mesurer 4 tensions analogiques indépendantes, comprises entre 0 et 5 volts, et
d’envoyer le résultat de cette mesure sous forme de quatre caractères, sur
une liaison série asynchrone standard. Sa sortie série est directement
compatible TTL ou CMOS et peut être connectée à une entrée série RS 232 par
simple ajout d’une résistance.
Le MIC 640 peut fonctionner en mode automatique, et envoyer
ainsi le résultat de ses quatre mesures toutes les secondes, ou en mode
commandé, auquel cas il envoie le résultat de ses quatre mesures sous
contrôle d’un signal logique externe. C’est dans ce dernier mode que nous l’utiliserons
ici.
Sa consommation étant extrêmement faible, il est possible
de l’alimenter à partir des signaux inutilisés du port série RS 232, sous
réserve bien sûr de ne pas gâcher le peu d’énergie disponible dans des
circuits externes associés trop gourmands.
Ce circuit, aisément disponible en France, coûte moins de
18 euros ce qui en fait un candidat de choix pour cette réalisation dont nous
allons découvrir le schéma sans plus tarder.Si vous voulez en savoir plus à
propos du MIC 640 ; sa fiche technique complète, intégralement en
français, est disponible en téléchargement en cliquant sur ce
lien.
Schéma du module d’acquisition
Le cœur du module est évidemment le MIC 640, repéré IC1
sur la figure ci-dessous. Il est directement relié à l’entrée série RS 232 du PC
via la résistance de limitation de courant R1.
Son entrée appelée CTRL permet de définir son mode de
fonctionnement. Laissée à la masse, elle lui fait réaliser automatiquement
une conversion de chaque entrée par seconde alors que, si on la ramène au
niveau haut comme c’est le cas ici, elle déclenche une conversion de chaque
entrée lors de chaque mise à la masse.
Ces mises à la masse ont lieu grâce au transistor T1
commandé par la sortie de données série TXD de l’interface RS 232, via la
diode D4. Cette même sortie sert, grâce à la diode D3 cette fois et au
condensateur C3, à fabriquer la tension d’alimentation négative de l’étage
d’entrée que nous découvrirons dans un instant.
Les lignes de contrôle DTR et RTS de l’interface série
fournissent quant à elles l’alimentation positive via les diodes D1 et D2.
Cette tension, non régulée, sert à l’alimentation positive de l’étage d’entrée.
Par contre, elle est régulée à 5 volts grâce à IC2 de façon à alimenter
sous une tension très stable le MIC 640.
Comme le courant ainsi disponible, tant pour l’alimentation
positive que pour l’alimentation négative, est tout de même faible (10 mA
maximum), il m'a fallu choisir judicieusement les composants utilisés et
ceux-ci ne devront être remplacés sous aucun prétexte. IC2 est en effet un
régulateur 5 volts 3 pattes très faible consommation : en l’occurrence
un LM 2936 Z5 qui n’absorbe que 500 µA. Pour information, son
« équivalent » le 78L05 consomme 3 mA dans la même
situation !
L’étage d’entrée quant à lui est réalisé au moyen de
quatre amplificateurs opérationnels à transistors à effet de champ montés en
suiveurs de tension. Cela confère ainsi à ce module une impédance d’entrée
supérieure à 100 MW . Ces quatre amplificateurs
sont regroupés dans un seul boîtier, référencé LF 444 chez National
Semiconducteur, dont la consommation totale ne dépasse pas 800 µA pour les
quatre amplificateurs ! Ici aussi, pas question de mettre par exemple un TL
084 qui fait figure de vorace avec ses 5,6 mA !
Cet étage d’entrée est protégé des tensions excessives
au moyen des résistances R7 à R10 et des diodes D6 à D13. Si vous le faites
précéder de divers étages de conversion grandeurs physiques / tension, vous
pouvez éventuellement vous passer des diodes de protection qui dégradent
quelque peu la très haute impédance d’entrée du LF 444 en raison de leur
courant de fuite. Il n’est en effet que de 50 pA maximum pour les entrées du
LF 444 alors qu’une diode, même faibles fuites, laisse passer facilement 1 nA
soit 20 fois plus !
Pour découvrir la réalisation de ce
montage
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